Attention aux petits caractères

Les prix “illimités” cachent souvent des limites bien réelles dans les petits caractères. Voici pourquoi Parle préfère afficher clairement ses prix, ses limites et ses coûts.

Dominic St-Pierre
Dominic St-Pierre
Solopreneur depuis 2008 qui construit des plateformes et logiciels pour en vivre.
juillet 22, 2026
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On voit un verre d'eau salle pour démontrer la non-transparence

Ouin ben honnêtement, je ne les lis pas toujours moi non plus, les fameux termes et conditions. On s’entend.

Cette histoire débute après avoir parlé avec un client potentiel dans une rencontre exploratoire. Si tu te reconnais, allo ;).

C’est pas vraiment un secret: toutes les compagnies sont majoritairement en affaires pour grossir et faire de l’argent.

J’ai déjà parlé du mouvement “calm company”, et bientôt je vais plus m’étendre sur le sujet. Disons juste que mon objectif #1 avec Parle, c’est de bien vivre et d’offrir un produit compétitif par rapport aux plateformes hors Canada, à un prix acceptable pour les PME du Québec. Aussi le Canada éventuellement. Mais ce n’est pas “growth at all cost” comme plusieurs SaaS qui sont venture backed.

Ça me laisse un peu de marge de manoeuvre pour la liste de prix qui, selon moi, est vraiment agressive sans être trop basse au point d’avoir l’air louche.

Comment je définis un prix pour un module

Généralement, c’est basé sur la valeur que le client obtient, la compétition, et les coûts qui sont engendrés pour le maintien et les opérations relatives à ce module pour Parle.

C’est pour cela que le module pour les formations est un des plus coûteux, à 20 $ CAD. Une formation a généralement des fichiers vidéo dans les leçons, et les apprenants consomment ces ressources. Il y a des coûts réels de stockage des fichiers, mais aussi de bande passante lorsqu’un apprenant regarde une vidéo. Ça engendre des coûts.

Revenons à nos moutons. Le client a des vidéos assez grosses dans ses formations. Des vidéos 8K.

Parle a une formule d’attribution d’espace de stockage selon les modules qui sont activés dans votre compte. Donc l’espace est partagé entre tous les modules, et c’est possible d’acheter des blocs de 20 GB d’espace pour 5 $ CAD si vous avez besoin de plus d’espace.

Certains compétiteurs disent être illimité

Après un calcul, le client trouvait que la facture montait beaucoup pour l’espace de stockage requis. Les vidéos 4K ou 8K prennent beaucoup d’espace.

SystemIO et Thinkific ont un espace illimité qu’ils disent, le client nous répond.

Hmm, ai-je mal jugé le prix du stockage? Même si l’espace est assez abordable de nos jours, comment font-ils pour y arriver? Les grands joueurs de l’infonuagique ont environ tous les mêmes prix à quelques cennes près.

Je me dis que c’est impossible pour eux d’offrir de l’espace illimité. La facture qu’ils reçoivent pour l’hébergement et la diffusion des fichiers ne peut quand même pas dépasser le montant que leurs clients paient par mois. Je me dis que quelque chose cloche.

Qu’est-ce que vous nous dites pas, me dis-je.

Le secret est dans les petits caractères

C’est facile de dire des choses comme espace illimité, mais dans les termes et conditions on trouve que:

  1. Les fichiers ne peuvent pas faire plus de 2 GB.
  2. Illimité veut dire utilisation normale, et ils se réservent le droit de refuser un client qui dépasserait leur limite “normale”.

Ha! Ben oui, le chat sort du sac. C’est un grand classique et un manque de transparence flagrant.

Pour vous donner une idée, le client a environ 30 GB par fichier pour une leçon. Donc, à 2 GB maximum pour un fichier, on comprend vite que c’est illimité, mais en fait, c’est très limité en réalité.

Parle a probablement les prix les plus clairs dans ce marché actuellement. Les modules sont complètement découpés. On a une page où vous voyez précisément votre stockage par rapport à votre limite. On a même un bouton pour trier vos fichiers par ordre de grosseur si vous avez besoin de faire du ménage.

Un autre exemple?

Essayez d’avoir le prix exact sur Squarespace pour savoir ce que vous coûtera votre abonnement. Tentez aussi de voir combien ça coûte si vous prenez leur forfait avec envoi de courriels.

À la date où j’ai écrit ce billet, il y avait des prix différents sur leur site web versus dans un compte client. Rien n’était clair, rien ne semblait rester au même prix. Font-ils plusieurs tests pour savoir, s’ils augmentent les prix, combien de gens vont quand même s’abonner? Peut-être. Je ne le sais pas.

Mais au fond, ce n’est même pas ça le point principal.

Vous ne devriez pas avoir à fouiller partout pour connaître le vrai prix de votre abonnement. Vous ne devriez pas avoir à lire l’entièreté des termes et conditions pour découvrir des limitations importantes qui ne sont pas affichées clairement sur la page de prix.

Un prix, ça devrait être simple à comprendre. Les limites aussi. Si un forfait a une limite, elle devrait être écrite là où vous prenez votre décision, pas cachée trois clics plus loin ou dans une phrase vague comme “utilisation normale”.

En tout cas, chez Parle on fait les choses différemment. On n’est pas contrôlés par des investisseurs, et on ne le sera jamais. C’est un produit honnête avec des prix transparents, sans surprise, sans limitations qui ne sont pas dans notre page de forfaits.

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